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7 Juil 16

Vote électronique « amélioré », quand la modernité n’est pas là où on le pense

par Barbara Trachte

En 2014, les partis francophones se sont exprimées clairement contre le vote électronique.

 

En juin 2016, le Parlement bruxellois s’est prononcé pour la poursuite de l’aventure du vote électronique à Bruxelles. Nous nous y sommes opposés, vous trouverez ci-dessus les arguments que j’ai eu l’occasion d’exprimer en plénière à ce sujet.

Chers collègues,

Le jour des élections, ce sont les citoyens qui décident. Qui décident directement.

Il n’y a plus de délégation, de mandataires, le pouvoir est entre les mains des citoyens. Ce sont les citoyens qui s’expriment, qui choisissent leurs représentants. Et ce sont eux qui veillent à ce que le résultat de leur choix soit bien conforme à leur volonté. Le résultat et sa légitimité sont entre les mains des citoyens. C’est d’ailleurs précisément pour cela que les bureaux de vote sont composés et présidés non par des experts ou des fonctionnaires, mais par des citoyens. Par les citoyens eux-mêmes. lire la suite…

6 Juil 16

CEB, CE1D, CESS… moins d’épreuves externes pour moins de stress et plus d’apprentissages!

par Barbara Trachte

La semaine dernière avait lieu au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles un débat sur les épreuves externes. Vous trouverez ci-dessous mon intervention pour le groupe ecolo. Vous pouvez également la regarder sous ce lien à 17H03 😉

Il ne faut pas imposer trop d’évaluations externes aux élèves, « elles sont synonymes de pression tant pour les élèves que pour les professeurs. De plus leur coût est assez élevé. Il ne faudrait pas trop en faire. « 

On passe ici à côté des  » vraies réussites, celles qui font que ces jeunes grandissent, apprennent des autres, réfléchissent, deviennent libres (…)  Ces épreuves annihilent le travail mené chaque jour, ce travail authentique« .

 » Ecremer, élaguer, sélectionner par l’échec, même si la première conséquence est le découragement et l’exclusion de nombreux élèves. A moins de 12 ans, 10 % des élèves expérimentent déjà l’échec et la relégation. Plus tard ils se mettront peut-être à détester l’école. Qui le leur rendra bien. « 

« La multiplication des épreuves externes ne les rend pas plus acceptables aux yeux de certains enseignants qui se sentent dépossédés d’une partie de leur mission ».

« Il faut sortir de cette culture de la performance et de l’échec, changer les mentalités au niveau des résultats. On crée un stress malsain chez les enfants.« 

Chers collègues, ces phrases, vous pourriez penser que c’est ecolo qui les dit. Bien seul dans cet hémicycle depuis un an que nous parlons des épreuves externes.

Mais en fait non. lire la suite…

14 Juin 16

Quand les élèves payent le prix de la mauvaise gouvernance

par Barbara Trachte

La semaine dernière, les médias se faisaient l’écho du fait que la Commune de Saint Josse était contrainte de rembourser à la Fédération Wallonie-Bruxelles des moyens (210 000 euros!) qui lui avaient été octroyés pour l’encadrement différencié et qu’elle n’avait pas utilisés à cette fin. L’encadrement différencié, c’est cette politique tellement importante dans la lutte contre les inégalités scolaires et sociales, qui vise à donner plus de moyens aux écoles qui accueillent les élèves les plus défavorisés. Pour donner plus de chances à ces élèves.

Saint Josse étant la commune la plus pauvre de notre pays, on peut aisément imaginer à quel point ces moyens sont précieux pour l’avenir des enfants et à quel point il est important de soutenir les écoles communales. On a donc peine à croire à cette information.

J’ai donc interrogé cet après-midi la Ministre de l’Education pour en avoir le coeur net. Et elle n’a pu que confirmer et compléter ce que la presse relayait :

  • Un rapport établi par l’administration de la Fédération Wallonie-Bruxelles en décembre 2015 indique que des dépenses sur les crédits supplémentaires octroyés dans le cadre de l’encadrement différencié n’ont pu être justifiées par des documents, et ce, depuis 2010-2011. Ces montants établis en présence d’un fonctionnaire en charge de l’enseignement à la Commune de St-Josse, concernent 5 années scolaires consécutives (depuis 2010-11 à 2014-2015) ! ;
  •  l’école réclamait même une intervention financière aux parents pour des activités organisées dans le cadre de l’encadrement différencié ! ;
  •  c’est le seul pouvoir organisateur qui a jamais fait l’objet de demande de remboursement dans le cadre de l’encadrement différencié (soit depuis 2009).

A Saint Josse, la mauvaise gouvernance a un prix, et ce sont les enfants qui le payent.

24 Mai 16

Financement du Pacte d’excellence: la réponse de la Ministre

par Barbara Trachte

Mardi dernier, j’interrogeais la Ministre Schyns sur le financement du Pacte d’excellence. La nécessité d’un financement transparent, stable, indépendant et donc public de ce processus est une préoccupation que nous avons exprimée dès le lancement de celui-ci. Cette préoccupation n’est néanmoins pas partagée par la majorité, puisque, une fois de plus, elle a rejeté une motion que nous avons déposée à cette fin suite à l’interpellation ci-dessous (extraits du compte-rendu provisoire).

1. Interpellation de Mme Barbara Trachte à Mme Marie-Martine Schyns, ministre de l’Éducation, intitulée «Quel financement du Pacte d’excellence et notamment des bureaux de conseil consultés?»

2. Interpellation de M. Ruddy Warnier à Mme Marie-Martine Schyns, ministre de l’Éducation, intitulée «Pacte d’excellence»

M. le président. – Ces interpellations sont jointes.

Mme Barbara Trachte (Ecolo). – Il s’agit d’une interpellation importante à laquelle, j’espère, la majorité se joindra. Le Pacte d’excellence a pour ambition d’amorcer un tournant important pour notre système scolaire. Il s’agit en effet de dessiner, dans cette matière essentielle aux yeux des pouvoirs publics qu’est l’enseignement, de grandes réformes pour les dix années à venir.

Dès lors, il est nécessaire qu’un tel processus bénéficie de financements suffisants, stables, transparents et publics. Pourtant, dans son édition du 16 avril dernier, le journal L’Écho consacrait un article à l’avenir du Pacte d’excellence à la suite à la démission de la ministre Milquet. Il y était précisé que: «Ce dossier est d’autant plus crucial qu’il a été monté avec l’appui (financier) du secteur privé. Il est de notoriété publique que le bureau de consultance McKinsey a activement participé au chantier du Pacte. Mais pas gratuitement: un montant de 8 millions d’euros, non confirmé, circule. Qui paie cette lourde facture? Pas la Fédération Wallonie-Bruxelles, complètement désargentée. Ce sont des mécènes privés, dit-on de source sûre. Lesquels? Motus et bouche cousue.»

Ces assertions m’étonnent et m’inquiètent, d’autant que le gouvernement n’a, à ma connaissance, pas réagi. lire la suite…

9 Mai 16

Priorité aux maternelles!

par Barbara Trachte

En Fédération Wallonie-Bruxelles, le nombre d’enfants inscrits en maternelles est très élevé et paradoxalement, nous sommes aussi les champions du redoublement… dès l’école primaire!

On parle régulièrement, et à raison, de l’abaissement de l’âge de l’obligation scolaire. Mais l’accès à l’école maternelle ne suffit pas. Quand on voit par exemple que dans certaines classes d’accueil, on compte parfois plus de 25 enfants de 2 ans et demi par enseignant, on mesure à quel point on rate le premier contact entre l’école et certains enfants.

maternellesvisuel

Il faut maintenant investir prioritairement dans la qualité de l’accueil en maternelles, pour plus de plaisir d’apprendre, pour lutter contre l’échec, pour donner des chances à tous les enfants.

Plus d’encadrement, une meilleure formation, des puéricultrices, et laisser les enfants être des enfants sont des priorités pour nous, nous les déclinons dans une note de notre service d’étude, et nous jugerons les arbitrages du Pacte d’excellence au regard des réponses qu’il apportera sur ce plan.

 

15 Mar 16

Onderwijs débat enseignement

par Barbara Trachte

Les élèves bruxellois sont malins et débrouillards et pourtant un jeune sur sept quittera l’école sans diplôme du secondaire. Que faire? Ecolo et Groen invitent pour cette occasion quelques spécialistes pour débattre de ce sujet d’actualité. Pendant et après ce débat, vos idées seront évidemment aussi les bienvenues…

Programme:


19:30h: accueil & boisson de bienvenue

20:00h: Dirk Jacobs (ULB): introduction

– Marie-Colline Leroy (Haute Ecole Hainaut): Une classe d’enfants défavorisés, d’origines culturelles diverses. Comme jeune instit’, comment s’y prendre?

– Piet Van de Craen (VUB): travailler à un parfait bilinguisme

– Jenneke Cauwels (directrice de la Vierwindenschool) et Didier Vanheurverzwijn (directeur de l’Institut Saint Ursule): Que peuvent apprendre les écoles francophones et néerlandophones à Bruxelles les unes des autres?

21:15h: Discussion avec le public

Quand: Jeudi 24/3

Où: Erasmus-hogeschool (70, Rue des Six Jetons, 1000 Bruxelles)

Entrée libre.

9 Mar 16

Safer internet day 2016: la pub se réinvite (une dernière fois?) à l’école…

par Barbara Trachte

Vous vous en souvenez, l’année dernière, j’interrogeai Joëlle Milquet à propos du « Safer internet day », cette campagne annuelle et internationale visant à promouvoir chez les jeunes un usage plus sûr d’internet. L’organisation de cet événement m’avait interpellé l’année dernière, dès lors qu’elle avait amené des « volontaires » de Microsoft et Proximus, affichés comme tels, dans les écoles, en violation du Pacte scolaire qui interdit la publicité à l’école. Sous couvert d’une bonne initiative, cette opération donnait à ces société un accès direct et privilégié (à l’école!) à une série de futurs clients potentiels, et constituait en même temps un excellent coup de pub. Tout bénef pour ces sociétés !

Pour éviter que cela ne se reproduise, j’ai donc interrogé la Ministre préventivement, début février, avant la tenue de cette journée annuelle, prévue le 9. Elle m’avait alors rassurée, m’indiquant que cette journée ne se tiendrait pas cette année dans les écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles et qu’elle avait tenu à ce que toute ambiguïté soit levée à l’avenir sur l’intervention de ces sociétés dans les écoles.

Quelle ne fut donc ma surprise en découvrant dans le Soir du 17 février que cet événement a bien été organisé dans quelques écoles et ce à nouveau avec l’intervention des deux mêmes firmes commerciales ! L’ambiguïté perdure.

Lasse, j’ai donc réinterrogé ce mardi la ministre à ce sujet. Elle m’a répondu qu’en effet, certaines écoles ont pu, faisant usage de leur liberté, réorganiser cet événement cette année. Mais elle a répété que dès l’année prochaine, cette journée sera bien organisée par le consortium mis en place dans le cadre du projet Belgian better internet consortium (B-Bico), en partenariat avec le Conseil Supérieur de l’Education aux Médias.

C’est pas encore gagné…

26 Fév 16

Sécurité dans les écoles, à chacune son niveau 3

par Barbara Trachte

Lundi dernier, la FAPEO (Fédération des associations de parents de l’enseignement officiel) poussait un coup de gueule à propos des règles de sécurité toujours appliquées dans les écoles bruxelloises en raison du maintien du niveau d’alerte 3. Elle dénonce ainsi le maintien d’un climat anxiogène et qui contribue à écarter ou éloigner les parents des écoles.

Il apparaît en effet notamment que :

  • les règles peuvent être très différentes d’une école ou d’une commune à l’autre, alors que tout Bruxelles est sous niveau 3 ;
  • certaines écoles empêchent toujours totalement les parents d’entrer ;
  • les règles évoluent, alors même que le niveau 3 n’évolue pas;
  • certaines règles imposées à cette occasion n’ont rien à voir avec la sécurité, comme le fait par exemple de ne plus laisser un élève rentrer… quand il a accumulé plusieurs retards ;
  • l’application de certaines règles implique des attroupements devant certaines écoles, ce qui est tout de même un peu curieux…

Tout ceci pose question, j’ai donc interrogé la Ministre qui a indiqué qu’il semblerait que certains pouvoirs organisateurs pratiquent un excès de zèle et qu’elle a à cet égard demandé des vérifications à son administration. lire la suite…

25 Fév 16

Pauvreté infantile: que le PS concrétise !

par Barbara Trachte

Hier au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, s’est donc tenu un débat au sujet du rapport sur la « pauvreté infantile » présenté par la députée socialiste Christiane Vienne. J’y suis intervenue pour mon groupe, pour y défendre les idées suivantes.

Ce n’est pas le premier rapport sur le sujet. Personne ne peut donc être surpris par les constats accablants qui y sont dressés. Le Délégué aux droits de l’enfant avait déjà présenté au Parlement un rapport analogue dès 2009 et le rapport montre que la situation a empiré depuis.

Le Parti socialiste en choisissant de mettre en avant cette thématique veut montrer qu’il s’agit d’une priorité. Mais il prend aussi le risque de prendre en effet boomerang la réplique que ce même parti est à la manœuvre depuis des années pratiquement à tous les niveaux de pouvoir où il pouvait agir. Mon coeur a donc saigné de devoir rappeler l’impact des mesures d’exclusion du chômage mises en place par le Gouvernement Di Rupo et amplifiées par le gouvernement Michel, mesures qui ont un impact direct sur la pauvreté infantile, notamment. Sans remise en question de ce type de politiques, on risque de se retrouver à analyser des rapports qui vont dans le même sens pendant des années encore.

Dans la catégorie des mesures conduisant à la pauvreté, il y a aussi évidemment le logement: comment une mère seule qui doit consacrer plus de 50%, voire 60% de ses revenus rien que pour payer son loyer, sans parler des charges, peut assumer des dépenses scolaires, extrascolaires ou culturelles pour ses enfants ? Quelle est la politique de logement menée aujourd’hui à Bruxelles et en Wallonie ? lire la suite…

5 Fév 16

Plus qu’un vrai fourre-tout: une erreur de pilotage

par Barbara Trachte

Ce mercredi avaient donc lieu le débat et les votes en plénière sur le décret dit « fourre-tout » de la Ministre Milquet. En plus d’être véritablement un fourre-tout, nous avons voté contre ce décret qui constitue pour nous une faute de pilotage, pour les raisons suivantes.

Sur la forme d’abord, en ce moment-même, les acteurs du monde de l’école travaillent d’arrache-pied au sein de 12 ateliers sur le pacte d’excellence. Ils travaillent ainsi notamment sur les maternelles, sur l’égalité, sur les savoirs et compétences, sur la gouvernance et le pilotage de l’école. Sans égard pour ce travail toujours en cours, dans le même temps, la Ministre a donc mis au vote un décret qui adopte des orientations essentielles comme l’introduction de référentiels de compétences en maternelles, de plans de pilotage dans toutes les écoles ou l’imposition d’audits et de dispositifs de rattrapage en cas d’écart significatif.
Bref la Ministre court-circuite son propre pacte d’excellence. Elle lui fait des enfants dans le dos. Et c’est d’autant plus grave que l’histoire des réformes en matière d’enseignement nous a bien démontré qu’on ne réforme pas l’école à coups de décrets. C’était d’ailleurs l’idée inspiratrice du pacte, travailler main dans la main avec les acteurs…

Sur le fond, par ce décret, l’enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles décide d’emprunter la voie des politiques dites de « pilotage par les résultats ». lire la suite…