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Stress post-traumatique des enfants migrants : d’abord une question de sensibilisation

par Barbara Trachte le 7 janvier 2016

Ce mardi j’ai interrogé la Ministre de l’éducation sur le suivi psychologique spécifique accordé aux enfants migrants. En effet, une proportion importante de ces enfants a été exposée à diverses violences, chez eux ou à l’occasion du trajet qui les a mené jusqu’à chez nous. Près de la moitié d’entre eux développeraient un syndrome de stress post-traumatique, ainsi que d’autres difficultés psychiques dans la suite de leur parcours.

Or, si ces enfants sont pris en charge suffisamment tôt, il est possible de prévenir ces troubles, et, le cas échéant, de les soulager en leur apportant une aide spécifique. C’est dire l’importance non seulement de cette prise en charge, mais également de la sensibilisation à ces troubles.

Dans sa réponse, Joëlle Milquet indique qu’un bilan de santé complet est systématiquement réalisé pour les primo-arrivants et que les centres PMS et PSE doivent se mettre en contact avec les centres d’accueil qui hébergent ces enfants pour leur assurer la meilleure prise en charge possible au niveau scolaire. Le personnel de ces services serait spécifiquement formé à cette problématique. La Ministre ajoute qu’il serait toutefois opportun que ces bonnes pratiques et formations soient étendues aux acteurs de l’école qui organisent pour la première fois un dispositif d’accueil des élèves primo-arrivants au sein de leur établissement. C’est en ce sens qu’elle a prévu, dans le courant de ce mois de janvier, de créer une plate-forme reprenant l’ensemble des ressources et informations nécessaires pour que les acteurs de l’école puissent s’adapter aux besoins spécifiques de ces élèves (formations FLE, initiatives culturelles et outils pédagogiques)

Si je me réjouis des réponses données, je pense qu’il faut vraiment insister sur la sensibilisation de tous les acteurs aux difficultés spécifiques que peuvent rencontrer ces élèves, non seulement à l’égard de tous les acteurs de l’école, mais aussi par exemple de leurs parents auxquels l’école peut aussi s’adresser. En effet l’accroche thérapeutique de leur enfant se fera d’autant mieux s’ils en comprennent bien l’intérêt ou pourrait, le cas échéant, permettre d’enclencher une demande d’aide psychologique pour eux-même.

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