Bruxelles est une ville d’accueil.

Chaque année, des milliers d’étrangers s’y installent,en provenance d’Europe, mais aussi d’Afrique, d’Amérique ou d’Asie. L’accueil de ces personnes constitue un enrichissement, mais aussi un défi pour notre région. Il est en effet essentiel, pour tous les bruxellois, qu’elles puissent rapidement et facilement prendre connaissance de leurs droits et de leurs obligations, des institutions politiques, administratives et sociales,des codes culturels en vigueur, et apprendre le français, le néerlandais ou les deux…


Au jour d’aujourd’hui, à Bruxelles, cet accueil est organisé sur une base communautaire, c’est-à-dire de manière totalement distincte par la Communauté flamande d’une part, et par la COCOF d’autre part… ce qui est un peu absurde. En effet, ces personnes arrivent à Bruxelles et sont ainsi immédiatement contraintes,alors que souvent elles ne parlent ni le français, ni le néerlandais, de choisir unsystème d’accueil francophone ou néerlandophone…
En outre, ces systèmes d’accueil sont très différents. Ainsi, du côté néerlandophone, le BON propose de manière cohérente un accompagnement, des cours de langue, des cours de citoyenneté (y compris dans la langue d’origine des personnes) et un soutien à l’insertion professionnelle. Du côté francophone, de nombreuses associations et certains pouvoirs publics mettent en place des initiatives d’accueil des primo-arrivants, souvent de manière très intéressante, mais sans véritable cohérence ou coordination.
On le voit, l’accueil des primo-arrivants pose de nombreuses questions à Bruxelles, sur le plan institutionnel et sur le fond. C’est pourquoi, à l’initiative de mes collègues, Alain Maron et Aziz Albishari et en collaboration avec Groen !, ces questions seront abordées, en présence d’acteurs de terrain, lors d’un colloque, au parlement bruxellois ce 8 juin.

 

 

Plus d’information sur le colloque sur cette page du site des Rencontres de l’écologie politique. Les inscriptions, gratuites mais obligatoires, se font jusqu’au 3 juin auprès d’Adi Chesson (adi.chesson@ecolo.be ou 02 549 69 16).